jeudi 24 mai 2018

Le salon des métiers à l'école

Cette année, on nous a demandé d'intégrer à notre planification un nouvel élément c'est-à-dire les fameuses COSP. Les COSP ou encore les contenus en orientation scolaire et professionnelle ont comme objectif de travailler la connaissance de soi chez l'élève, la connaissance du monde scolaire ainsi que la connaissance du monde du travail.

À première vue, nous avons été un peu stressées à l'idée de devoir intégrer d'autres contenus à notre programme scolaire qui est, avouons-le, déjà amplement chargé. En discutant, nous avons élaboré notre devoir projet du mois d'avril qui avait pour intention que nos élèves interviewent une personne occupant un emploi qui les intéressait. De cette façon, nous allions travailler la connaissance du monde du travail et par le fait même la connaissance du monde scolaire. En effet, les élèves devaient questionner la personne choisie au sujet des études nécessaires pour occuper leur emploi. À la suite de leur entretien, les élèves avaient la possibilité d'inviter cette même personne à notre salon des métiers.

Cliquez ici pour télécharger le document à distribuer aux élèves.


La première édition de notre salon des métiers

Pour organiser notre salon, nous avons simplement déterminé une date où nous étions toutes les trois disponibles (sans activités spéciales ou spécialités). Nous nous sommes dit qu'un vendredi après-midi serait un moment idéal pour inviter les parents en classe, car cela serait plus facile pour eux de prendre congé. Nous avons écrit aux parents disponibles et intéressés afin de leur donner quelques indications. En effet, nous leur avons demandé d'apporter des objets qu'ils utilisent quotidiennement, des photos ou encore des documents qu'ils considéraient utiles à leur présentation.

Le jour J, nous avons disposé les tables d'une de nos classes pour qu'elles forment de petits kiosques où les parents pouvaient s'installer. Nous avons fait un horaire pour que nos classes ne viennent pas toutes en même temps. Environ une dizaine de personnes sont venues. Nous avons été épatées par le temps qu'ils avaient mis dans leur présentation. Il y avait des affiches, des photos, des présentations sur ordinateur, etc. Certains avaient même apporté de petits cadeaux pour nos élèves.

Quant à eux, nos cocos ont vraiment adoré leur expérience. Ils étaient fascinés par les présentations ou encore par les habits de travail de certains. Nous les comprenons; c'est toujours impressionnant de voir un policier en uniforme ou un juge qui porte sa toge.

Bref, nous voulons absolument répéter notre expérience! C'était une façon motivante de travailler les COSP avec nos grands. Cependant, lorsque nous le referons, nous tenterons de réserver le gymnase de l'école, car nous devons avouer que l'espace était assez restreint dans la classe. Avec un espace plus grand, ce serait plus facile pour les invités de communiquer et les élèves se déplaceraientt plus  aisément.

N'hésitez pas à nous partager votre expérience ou encore vos idées pour travailler les COSP à l'école. Nous adorons vous lire!

Les trois filles :)

mardi 22 mai 2018

Construire une grue... c'est possible!

Comme nous vous l'avons déjà mentionné, Alexandra et Pier-Ann ont poursuivi une formation de 2e cycle universitaire. D'ailleurs, le projet que nous vous présentons aujourd'hui a été fait par Pier-Ann et d'autres de ses collègues dans le cadre d'un cours de sciences de ce programme. Puisqu'il s'agissait d'un travail de session, nous avons un peu allégé le document. (Comme quoi les exigences universitaires sont parfois bien différentes de la réalité en classe! Hi!Hi!)

Avant de vous présenter les étapes du projet, nous tenons à vous expliquer d'où est venue l'idée de construire une grue en classe. Avouons-le, Sarah et Alexandra ont été assez perplexes au départ... Bref, l'idée de construire une grue a émergé suite à un enseignement fait dans le cours de sciences et technologie. En effet, la personne qui était en charge du cours (et qui était aussi une conseillère pédagogique) a mentionné à plusieurs reprises que ce qui est important en sciences et en technologie est de créer une mise en contexte signifiante autour des situations d'apprentissages. De plus, elle a expliqué qu'il était aussi important  d'utiliser des éléments faisant partie de l'actualité pour élaborer ces mises en contexte.



Ainsi, c'est le déraillement du train à Lac-Mégantic qui a inspiré la mise en contexte de ce projet puisque ces tristes événements faisaient encore partie de l'actualité au moment où le cours a été suivi. C'est en se demandant comment faire pour déplacer les wagons du train que Pier-Ann et ses collègues ont pensé à la fameuse grue et ont constaté que d'en construire une serait un projet stimulant pour les élèves du troisième cycle. Effectivement, en plus de soulever des charges à l'aide d'un électroaimant, la grue est faite à partir d'une machine simple. Un double défi et du plaisir garanti!

Voici les étapes du projet:

Étape 1 ( 2 périodes)
Le projet commence par une lecture de la mise en situation, c'est-à-dire qu'il faut expliquer aux élèves le déraillement du train. Nous avons eu de belles discussions avec eux, car ils ont été très touchés par ce qui s'est passé. Si vous avez un peu de temps, vous pouvez même leur montrer un reportage qu'a fait l'émission Découverte à ce sujet. Il est disponible sur le site de Radio-Canada.

Après avoir mis les élèves en contexte, nous les avons invités à formuler leur mission et faire une hypothèse afin qu'ils déterminent s'il est possible d'augmenter la puissance d'un électroaimant pour soulever de lourdes charges. Suite à cela, nous avons rempli le document de l'élève.

Vous pouvez faire une démonstration de ce qu'est un électroaimant en utilisant un clou en fer, un fil de cuivre dénudé, une pile de 3 volts et des trombones (qui représentent la charge à soulever).

Étape 2 (2 périodes)
Faire les ateliers afin de voir les trois éléments pouvant influencer la force d'un électroaimant (le voltage de la pile, la longueur du fil de cuivre et la taille du clou). Deux choix s'offrent à vous pour cette étape. Premièrement, vous pouvez faire des ateliers rotatifs avec vos élèves dans le but qu'ils manipulent le matériel. Si vous choisissez cela, il faudra penser à avoir le double de piles, car elles risquent de ne plus avoir de charge lors de la réalisation de la grue.

Une deuxième façon de procéder est de faire vous-même la démonstration devant vos élèves. C'est d'ailleurs celle que nous avons choisie cette année. De cette façon, nous avons demandé à nos élèves de faire une hypothèse qu'ils ont ensuite validée après nos démonstrations. Nos cocos ont aimé cela malgré le fait qu'ils n'ont pas manipulé le matériel.

Étape 3 (1 période)
 Lors de cette étape, vous devez simplement faire vos dyades et leur laisser du temps pour qu'ils planifient le matériel à apporter et pour qu'ils fassent un croquis de leur grue. Pour le matériel, nous avons permis aux élèves d'apporter du bois, car nous avons certains outils (pour enfants) à l'école. Nous nous sommes chargées de leur fournir le fil de cuivre ainsi que les clous.

Étape 4 (4 périodes)
 Pour cette étape, nous avons choisi de faire un après-midi complet à l'extérieur où nos élèves faisaient la construction de la grue. De cette façon, nous avons évité d'embêter nos collègues avec le bruit des scies et des marteaux. Lors des deux autres périodes, les élèves ont fait l'électroaimant, ont ajusté certains détails et ont fait des essais.
**À noter que nos élèves ont utilisé des piles 9 volts, car après les ateliers, ils ont réalisé que cela fonctionnait mieux avec un plus haut voltage. Les piles 9 volts sont en vente dans les magasins de grandes surfaces.





Étape 5 (1 à 2 périodes)
 L'étape d'intégration consiste à tester la grue devant le groupe classe. Nous avons demandé à chaque équipe de nous parler de leur grue en expliquant la machine simple utilisée ainsi que comment ils ont conçu leur électroaimant. Ensuite, ils tentaient de soulever le plus de trombones possible. Faire les tests devant la classe aide les autres élèves à remplir leur journal de bord, car ils observent des procéder qui auraient pu leur être utiles lors de la conception de la grue. Vous trouverez même une grille d'évaluation dans le document vous permettant d'évaluer ce projet selon la progression des apprentissages.

Nous espérons que cet article vous a donné l'envie de sortir votre marteau et votre scie pour concevoir des grues avec vos élèves.

Pour avoir accès au document, vous n'avez qu'à cliquer ici.



N'hésitez pas à nous envoyer des photos de vos grues! Nous sommes curieuses de voir le résultat!

Les trois filles :)

mercredi 16 mai 2018

Partir avant la fin...

Coucou, c'est Sarah qui vous écrit. Aujourd'hui, nous vous proposons un article un peu différent, mais qui nous touche tous et toutes dans notre carrière; partir de son milieu avant la fin de l'année scolaire. En effet, plusieurs d'entre vous ont eu à quitter un milieu de stage avec regret ou encore avec soulagement. Pour d'autres, c'est un contrat qui se termine avant le 22 juin, un congé de maladie ou un congé de maternité. Dans mon cas, vous l'aurez deviné, c'est un départ pour une belle aventure familiale avec l'arrivée d'un petit garçon. Comme j'avais déjà vécu cette expérience à la naissance de ma fille, il y a trois ans, je pensais que cette fois-ci ce serait plus facile...parce que j'ai de l'expérience! Devinez quoi? Ce n'est pas le cas. Chaque fois que j'aborde mon départ en classe, avec mes collègues ou mes amies et même à la maison, j'ai toujours cette espèce de boule dans la gorge. On ressent tous cette émotion de ne pas être allé jusqu'au bout avec ses élèves. Alors, imaginez après deux ans passés avec les mêmes élèves comment j'ai pu devenir émotive depuis quelques semaines! Dès le début de ma grossesse, je savais que je ne les accompagnerais pas jusqu'à la fin, mes grands qui partent pour le secondaire. Comme si je les laissais un peu tomber en cours de route malgré le fait qu'ils comprenaient.



Quand j'étais encore stagiaire, un superviseur de stage nous avait dit que la dernière impression est aussi importante que la première. Qu'il faut préparer sa sortie pour bien la réussir dans la douceur. Cette réflexion m'a beaucoup marquée et c'est ce que j'ai tenté de faire. Ma sortie à moi a été annoncée rapidement. Dès le moment où j'ai annoncé ma grossesse en novembre, mes élèves savaient que je ne pourrais pas terminer l'année avec eux. Ma sortie, c'est à ce moment que j'ai commencé à la préparer doucement. Voici donc, sans prétention, quelques petites choses que j'ai essayées de mettre en place avant mon départ pour faciliter la transition (pour eux comme pour moi!):

1. Nous en avons parlé! Dès le départ, j'ai tenu à les rassurer en leur disant que tout le temps où je serais là, je serais disponible pour eux. Plus la fin approchait et plus certaines (et même certains) voulaient rester aux récréations pour discuter que ce soit de mon bébé, de leurs problèmes, etc. Même à quelques jours de mon départ c'était important pour moi d'être là et de les écouter.

2. Nous avons parlé de ma grossesse. Mes élèves m'ont vu dans toutes sortes de situations: verte de nausées, essouflée après avoir monté les escaliers. Ils m'ont vu arrondir au fil du temps. Sans entrer dans les détails privés, ils m'ont questionné après chaque rendez-vous et étaient tellement impatients de connaître le sexe de mon bébé. Cela nous a permis de créer une espèce de bulle que nous étions les seuls à partager et j'ose dire que notre lien d'attachement s'est renforci.

3. Plus les semaines avançaient, plus je faisais allusion à mon départ. Au début, c'était des blagues plutôt subtiles, mais, dans les dernières semaines, je parlais de façon plus directe. J'ai pris le temps de répondre à leurs questionnements et d'écouter leurs inquiétudes.

4. J'ai annoncé rapidement qui me remplacerait et je l'ai présentée comme leur nouvelle enseignante et non comme ma remplaçante. Mes élèves ont la chance de terminer l'année avec une enseignante qui m'a souvent remplacée en suppléance et qui est extraordinaire. C'est tellement moins anxiogène pour eux (et pour moi qui lui ai tout confié les yeux fermés). Dès le départ, il était clair qu'elle devenait leur enseignante et qu'ils devaient lui faire confiance et agir comme si c'était moi. J'ai fait la même chose avec les parents en leur envoyant un courriel.

5. Nous avons fait le plein de bons moments. Nous avons ri ensemble, nous avons profité des différentes activités et nous nous sommes taquinés. Nous avions même prévu une petite fête lors de ma dernière journée. Je voulais partir avec des beaux souvenirs et je leur ai dit.

6. Je leur ai dit que je penserais à eux. Après deux ans, nous avions un lien assez solide, mais certains élèves m'ont regardé avec incrédulité quand je leur ai dit que j'aurais une pensée pour eux lors des examens de fin cycle ou encore en septembre lorsqu'ils feraient le grand saut au secondaire. Pourtant, c'est important que mes élèves sachent que même si je ne suis plus là, je ne les oublie pas.

7. Je ne leur ai pas fait de promesses. Je quitte ma classe au milieu de plein de beaux projets et je veux voir les résultats. Par contre, j'ai dit à mes élèves que je ferais tout en mon pouvoir pour venir les voir, mais je n'ai rien promis, car je n'ai aucune idée de la suite des choses.

Quitter son école, c'est aussi quitter un milieu de vie. C'est dire au revoir à des collègues et des amis. Je ne m'étendrai pas trop longtemps, mais cette partie est aussi dure pour moi que le reste. J'ai la chance de travailler avec des collègues extraordinaires qui embellissent tellement mon quotidien. Et ce ne sont pas seulement des collègues, ce sont des amies. De ne plus les voir tous les jours, ça crée un vide et le meilleur conseil que je peux vous donner c'est de ne pas éviter de leur dire. Même si je sais que j'ai plein de belles choses à vivre avec ma famille, je sais que grâce à elles, j'aurai envie de revenir travailler l'an prochain. Parce qu'on est une équipe de feu, parce que depuis que je travaille avec elles je n'ai jamais eu autant de plaisir à rire, à planifier et même à corriger.



Quand tout ne se passe pas comme prévu...
Il arrive parfois que malgré toutes nos bonnes intentions, la vie nous réserve des surprises. Et quelle n'a pas été ma surprise mercredi dernier, à deux semaines de partir en congé, de découvrir que mon travail avait commencé de façon prématurée, que je devrais être hospitalisée quelques jours et que je ne remettrais pas les pieds à l'école. Je n'ai donc pas eu la chance de compléter ma sortie telle que je l'aurais voulu. Au travers du stress et de la gamme d'émotions qui ont entouré ces événements, j'ai quand même pleuré en pensant à mes grands à qui je n'ai pas pu dire au revoir et avec qui je n'ai pas pu vivre certains projets. J'ai eu peur d'avoir manqué ma dernière impression. Mais deux petites phrases de l'enseignante qui termine l'année dans ma classe m'ont permis de réaliser que j'avais accompli la mission que je m'étais donnée: tes élèves me respectent, je ne me sens pas comme une suppléante, c'est très aidant. Tu as de superbes élèves, je suis très chanceuse de terminer l'année dans ta classe. J'ai donc vraiment hâte de pouvoir retourner voir mes grands parce que je les sais heureux et entre bonnes mains.

Sur ce, comme vous vous en doutez, je me ferai encore plus discrète dans les prochaines semaines, mais c'est le coeur beaucoup moins lourd que je vous souhaite une belle fin d'année scolaire!

Sarah xxx
Psst! Pour ceux et celles qui se le demandent, malgré tout, bébé est toujours bien au chaud dans mon bedon. En attendant, c'est le repos complet... une chose difficile à accepter et à respecter pour une enseignante habituée d'être entourée de gens et de projets.

jeudi 10 mai 2018

Cahier interactif d'univers social-6e année

C'est aujourd'hui que nous vous partageons la dernière partie du cahier interactif de 6e année. Cela signifie que tout est officiellement en ligne afin que vous puissiez vous lancer avec nous l'année prochaine dans l'enseignement de cette notion sans cahier! Beaucoup d'heures de travail, mais qui en valent la peine! Si vous avez des questions sur le fonctionnement de ces cahiers, nous avons publié une vidéo sur notre chaîne YouTube dans laquelle nous expliquons tout le fonctionnement. Cliquez ici pour y accéder. Vous pourrez également trouver toutes les parties du cahier de 5e année et de 6e année dans la section Univers social du blogue. 

Voici donc ce que notre nouveau document contient :

- Tout le nécessaire pour construire un cahier qui aborde l'Afrique du Sud en 1980.

-Une évaluation ainsi que le corrigé

- Un projet qui permet à l'élève de découvrir les aspects de cette société (incluant la grille d'évaluation du projet).

NOUVEAUTÉ
Voici un PowerPoint qui accompagne le cahier (il contient les images du cahier complété ainsi que toutes les informations à projeter au tableau pour donner un visuel aux élèves). 


Cliquez sur l'image pour télécharger le PowerPoint qui accompagne votre enseignement.


Cliquez sur l'image pour télécharger le cahier complet.


Nous nous sommes basées sur la progression des apprentissages afin de construire ce cahier. Nous avons trouvé nos informations sur le site recitus.qc.ca.

Écrivez-nous si vous décidez de vous lancer avec nous l'année prochaine!

Les trois filles 😊

lundi 7 mai 2018

Projet d'écriture - Les contes réinventés

Il y a quelque temps, nous vous avions parlé de notre projet d'écriture sur les animaux polaires. À l'aide des ateliers d'écriture, nous avons travaillé le texte informatif avec nos élèves pendant plusieurs semaines. À la suite de ce très gros projet, les textes que les élèves ont écrits étaient plus courts. Les élèves de 6e année ont composé leur mot pour l'album des finissants pendant que ceux de 5e année travaillaient la poésie. Après cette petite pause, nous étions prêtes à entrer dans un dernier grand projet avant le tourbillon des examens de fin de cycle et nous savions déjà ce que nous voulions faire: réinventer un conte. Ayant déjà travaillé ce genre littéraire, nous voulions faire vivre cette expérience à nos grands. Voici donc la démarche que nous avons utilisée si elle peut vous être utile.

Notre inspiration
Premièrement, il est important de dire que nous voulions partir sur de bonnes bases. Une de nos collègues nous a alors parlé d'un réseau littéraire paru dans la revue numérique Le Pollen que nous utilisons souvent à l'école. Quelle découverte agréable pour nous! Ce réseau se trouve dans Le Pollen numéro 22 et est spécialement conçu pour le 3e cycle (n'hésitez pas à visiter notre section Nos collaborateurs pour lire un article sur cette magnifique ressource!). Nous n'avons pas suivi à la lettre les activités qui y étaient proposées, mais nous avons réinvesti plusieurs albums qui y étaient suggérés. Pour faire un résumé, on y propose de travailler le conte réinventé en utilisant plusieurs activités et en lisant différentes versions du conte Le Petit Chaperon rouge.

Les deux premières semaines
Nous avons échelonné notre projet sur quelques semaines, car nous avons également travaillé les stratégies et les quatre dimensions de la lecture en parallèle à ce projet d'écriture. Lors de ces semaines, nous avons fait des lectures interactives de certaines oeuvres proposées dans Le Pollen et  d'autres contes trouvés dans la bibliothèque de l'école et celles de nos villes respectives. Pour des raisons d'abonnement et de droits d'auteurs, nous ne pouvons pas partager ce qui se trouve dans la revue, mais voici quelques albums que nous avons beaucoup aimés.




Nous avons lu autant des versions classiques que des versions revisitées. Nos élèves ont d'ailleurs été surpris de découvrir les versions originales n'ayant pas toujours une belle fin. Ce fut déstabilisant, mais nous avons eu de belles discussions.Tout au long du projet, nous avons aussi laissé les élèves explorer plusieurs contes en laissant de nombreux albums à leur disposition qu'ils pouvaient lire pendant les routines ou quand ils avaient fini leurs travaux.
En plus des lectures interactives, nous avons présenté les différentes caractéristiques propres au conte à nos élèves sous forme de vrai ou faux pour briser leurs mauvaises conceptions face à ce genre littéraire. En effet, plusieurs d'entre eux croyaient qu'un conte était un film de Walt Disney. Nous avons donc parlé de l'univers, des valeurs, des lieux, du temps et de l'aspect fantaisiste qui caractérisent le conte. La dernière chose que nous avons faite, pour les préparer à écrire, a été de revoir la structure du récit en cinq temps. Après avoir réexpliqué les temps en grand groupe, nous leur avons donné une version du Petit chaperon rouge des frères Grimm et ils devaient remplir un tableau en décortiquant l'histoire.

La troisième semaine
C'est à ce moment que nous avons vraiment lancé notre projet d'écriture en annonçant clairement aux élèves ce qu'ils auraient à faire: choisir un conte existant et le réinventer à leur façon. Par contre, comme tout cela restait assez vague pour eux, nous leur avons préparé des mini-leçons d'écriture à la manière des ateliers d'écriture (Units of study). Pier-Ann et Alexandra ont eu la chance participer à un projet de classe-labo organisé par des conseillères pédagogiques de notre commission scolaire. Elles ont ainsi créé, en collaboration avec d'autres enseignantes du 3e cycle, des mini-leçons pour donner des stratégies aux élèves pour le développement des idées. Ainsi, nous leur avons présenté trois stratégies pour réinventer un conte. Premièrement, nous leur avons expliqué qu'ils pouvaient échanger les rôles des personnages ou la personnalité d'un des personnages principaux. Pour ce faire, il existe de nombreuses versions du Petit chaperon rouge qui peuvent être utilisées pour modéliser la stratégie. Ensuite, nous leur avons montré que l'histoire pouvait être racontée par la voix d'un autre personnage que celui sur lequel on met habituellement l'accent (ex. l'histoire du point de vue du loup). Et quoi de mieux que le merveilleux album Une histoire à 4 voix d'Anthony Browne pour modéliser cette stratégie. Finalement, nous leur avons suggéré de changer les lieux ou l'époque, en modernisant l'histoire, par exemple. Pour chaque mini-leçon, nous avions prévu une période pendant laquelle nous avons expliqué et modélisé la stratégie. Par la suite, les élèves devaient essayer la stratégie en écrivant pendant au moins 30 minutes. Ils se sont ainsi retrouvés avec au moins 3 débuts de textes.
À la fin de cette semaine, nous avons demandé aux élèves de se placer avec leur partenaire d'écriture (voir notre article sur les animaux polaires pour plus de détails) et de choisir ensemble le conte de base qu'ils souhaitaient réinventer. Par la suite, ils ont dû lire ensemble une version classique de ce conte et en faire le plan selon le récit en 5 temps pour avoir une idée claire du schéma de leur conte et ainsi ne pas trop s'éparpiller. À la suite de ce travail, chaque élève est retourné de son côté, a choisi une stratégie pour réinventer son conte et a refait un plan selon le récit en 5 temps, à sa manière cette fois. Nous avions prévu deux périodes.

La quatrième semaine
Nous avons laissé aux élèves quelques périodes de rédaction durant cette semaine puisque les histoires étaient plutôt longues. À tout moment, les élèves pouvaient se référer à leur partenaire et aux référentiels des stratégies qui étaient affichés dans la classe. Nous avons même organisé des périodes de révision en équipe de deux pour susciter l'entraide. De beaux moments pour eux comme pour nous pendant lesquels il était touchant de voir nos grands se faire des suggestions et se donner des commentaires constructifs dans le respect.

Prolongement
Devant les magnifiques histoires que nous avons lues, nous ne pouvions nous contenter de laisser les élèves repartir avec de simples feuilles lignées corrigées. Malgré les nombreuses heures de corrections (eh oui, encore!), nous leur avons suggéré de remettre leurs textes au propre et d'illustrer la page couverture en arts plastiques. Des photos et la démarche suivront dans les prochaines semaines. ;)
Nous n'avons pas été déçues du tout de nous lancer dans ce grand projet. Même les élèves plutôt réticents au départ (parce que, tsé, les contes c'est bébé en 6e année...) se sont laissés prendre au jeu et nous ont composé des textes de grande qualité. Si vous cherchez un beau dernier projet pour terminer l'année ou quelque chose d'accrocheur pour commencer la prochaine, n'hésitez pas à essayer les contes!

Les trois filles :)

jeudi 3 mai 2018

Dix choses que vous ne savez pas sur nous!

Nous nous faisons souvent demander comment nous arrivons à avoir ce blogue tout en travaillant à temps plein avec nos classes. La réponse que nous donnons toujours et qui est 100% authentique est simple : l'entraide. Demain, cela fera exactement un an que nous avons lancé le blogue. Une année remplie de surprises et de découvertes, mais surtout, une année qui nous a démontré qu'il y a plus de positif que l'on croit dans le domaine de l'enseignement.


Afin de souligner cette première année haute en couleur, voici les 10 choses (sérieuses ou non 😉) que vous ne savez probablement pas sur nous :

1. Le réconfort alimentaire est nécessaire en période de stress! Sans blague, nous avons toujours à notre portée une boîte de petites barres de chocolat (merci, Costco) qui nous donne un petit regain d'énergie si nous vivons des moments plus difficiles. 

2. Nous prenons le temps de lire chaque message et chaque commentaire que vous nous envoyez. Ce qui est difficile lorsque nous travaillons derrière notre ordinateur, c'est de ne pas pouvoir vous rencontrer en vrai et avoir vos impressions. Lorsque nous sommes allées au Salon de l'apprentissage il y a deux semaines, nous avons eu la chance de rencontrer quelques étudiantes ou enseignantes et nous avons adoré notre expérience! Merci à vous toutes qui êtes venues nous voir! 

3. Pier-Ann, c'est celle qui se lève à 5h le matin et qui nous envoie des documents à 5h05. Alexandra, c'est celle qui n'est pas « couchable » et qui nous envoie des documents à minuit le soir (quand on travaille le lendemain) et Sarah, c'est celle qui nous ramène à l'ordre en nous disant de nous lever à 6h et de nous coucher à 10h30. Hi! Hi!

4. Nous n'en avons jamais parlé, mais une chance que le copain d'Alexandra (Vincent!!) est là depuis le début. C'est grâce à lui si notre blogue est fonctionnel, que notre boutique en ligne est fonctionnelle et que nos vidéos YouTube ont des petits** effets spéciaux. Il préfère rester dans l'ombre, mais un grand merci à nos copains qui nous encouragent et qui nous aident au quotidien.

5. Lorsque nous disons que l'entraide est la clé, c'est vrai! Autant pour le blogue où nous avons chacune nos tâches déterminées que pour les tâches en lien avec  nos classes, nous nous entraidons. Nous nous assoyons toujours les trois ensemble pour nous donner les lignes directrices, mais ensuite, nous pouvons compter les unes sur les autres pour faire nos tâches. Pier-Ann crée les documents, Sarah est la reine de l'organisation des commandes/budget et Alexandra s'occupe des différentes plates-formes sans qu'on doive se le rappeler. 

6. Le blogue est parti d'une blague lancée lors d'une journée pédagogique. Jamais nous n'aurions pensé que cette blague deviendrait un point tournant de nos vies. Par chance, un ami d'Alexandra a accepté de nous créer notre logo la semaine suivante et nous sommes toujours autant en amour avec celui-ci. Merci @LucasStowe!💗

7. Alexandra, c'est la fille parfois trop zen que l'on doit ramener sur Terre. Pier-Ann, c'est la fille parfois trop douce que l'on doit  ramener sur Terre. Et Sarah, c'est la fille parfois trop réfléchie que l'on doit ramener sur Terre. 

8. Comme nous avons lancé notre blogue sans trop être préparées, nous avons trouvé notre nom en 10 minutes. On se dit souvent qu'une chance qu'on l'aime, parce que cela aurait été moins drôle de s'appeler les Trois Mousquetaires du cahier.😂

9. Chaque article est relu au moins quinze fois avant d'être publié. Nous nous assurons toujours d'offrir (du mieux que nous pouvons) du contenu intéressant, pertinent et à notre image. Peu importe qui de nous trois compose l'article, nous nous assurons toujours de l'avoir relu toutes les trois avant de le publier.

10. Nos photos et vidéos YouTube sont toutes faites à partir de nos téléphones cellulaires. Oups! Nous n'avons pas pris le temps de nous équiper adéquatement. C'est un de nos objectifs de 2018. Si vous avez des suggestions, écrivez-nous! 

Nous vous souhaitons sincèrement de trouver des personnes de confiance avec qui travailler au quotidien. C'est un cadeau de pouvoir compter les unes sur les autres, et ce, sans jugement. 
Merci du fond du coeur de nous suivre depuis le début!

Les trois filles 

mardi 1 mai 2018

Un nouveau thème pour vos classes cactus

Avez-vous participé à notre concours lancé pour célébrer notre premier anniversaire? Vous avez peut-être remarqué que le gagnant ou la gagnante remportera notre nouvel ensemble cactus pour la classe. L'année dernière, en lançant le blogue, nous avions partagé trois thèmes de classe cactus à imprimer gratuitement (le pastel, le coloré et le rose). Cliquez ici pour les voir, si ce n'est pas déjà fait! 😊

Nous avons donc décidé de vous offrir un nouveau thème cactus cette année encore. Vous pourrez donc l'imprimer et le plastifier pour la rentrée scolaire 2018-2019 s'il vous intéresse. Partagez-nous vos photos, nous sommes toujours très heureuses de voir nos thèmes cactus dans vos classes.
Cliquez sur l'image pour télécharger le document gratuitement.

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Bonne journée,

Les trois filles